Au coeur du domaine

2015 était l'année de ma vingtième vinification : année de l'épanouissement.

4,7 ha de vignes ( 2,7 ha de petit manseng, 1,4 ha de gros manseng, 10 ares de courbu et un demi hectares de cabernet) profitent d'un terroir unique sur l’appellation Le calcaire est omniprésent sur toutes les parcelles en mode roc très dur ou en mode totalement dégradé

Le goût de nos vins en est marqué et tous présentent une minéralité exceptionnelle qui leur confère une rectitude sans concession.

Notre histoire :

D'Abel à Irène en passant par Maria :
Après 4 km parcourus sur un chemin qui n'en finit pas de se tordre et de grimper au milieu des champs et des villas coquettes , vous arriverez sur une esplanade engazonnée d' où les Pyrénées vous happeront de toute leur beauté.
C'est dans cet endroit magique et protégé que notre famille vit depuis au moins 1648 . (Un Abel Latapy nous a laissé traces écrites de son parcours).
C'était une famille de « mineurs » qui confiaient l'exploitation du calcaire à des tailleurs de pierre.







Maria et Dominique mes grand parents y ont élevé 3 filles et 1 garçon ( mon père) . Ils cultivaient 5 ha de châtaigniers. Ils avaient aussi 5 vaches .et 1,5 ha de vignes.

Maité et Jean Marie , mes parents ont produit du lait , nourri des vaches et des moutons à viande, livré le raisin à la cave coopérative, beaucoup bataillé.
Puis en 1995, j'ai ajouté mon nom à cette longue liste de "paysans laboureurs". Et si ma production n'est certifiée "bio"que depuis 2012 , j'applique ces méthodes depuis 2003 .
vous pouvez nous retrouver sur : https://www.france-voyage.com/visuals/common/logo_france_voyage.png

Papotage

DU BEAU MONDE ! Il y avait du beau monde ce matin dans les vignes. Pendant la réparation du pulvérisateur que j'avais maltraité lors de la dernière utilisation, l'ambiance était des plus sérieuse.Le temps était gris. Après trois semaines de très fortes chaleurs, nous espérions un orage mais il fallait faire vite. Soudain, un coup de vent a tiré le rideau qui cachait les montagnes. A cet instant, le spectacle fut époustouflant. Elles était là à deux pas, illuminées par le soleil avec des contrastes de couleurs mettant en exergue tous les accidents du relief. Les chevaux du coteau en face hennissaient. C'était grandiose. J'en profitais avec émotion. Puis, la journée repris son cours. A la vigne, le sol humide requérait toute ma concentration. Après quelques tours, je pu me concentrer sur l'observation des vignes tout en conduisant ; et je me rendis vite compte que je n y'était pas seule. L'ambiance était plutôt romantique, ce matin là. Quelques abeilles butinaient les fleurs retardataires.La famille papillon était au grand complet : piéride du choux, vulcain, petite tortue, bombyx du chêne, paon de jour et quelques autres de leurs cousins à qui je n'avais pas eu le plaisir d'être présentée. Deux d'entre eux d'ailleurs, s'occupaient à la multiplication de l'espèce et je les vis, fascinée, voler l'un soulevant l'autre. De nombreuses larves de coccinelles s'étiraient paresseusement sur les feuilles du bas bien étalées. Pendant une manœuvre, je vis tel un éclair au ras du sol, deux lézards se poursuivre en se mordant. Ça chauffait sec, il y avait sûrement de l'amour volage dans l'air : un papa lézard dissipé ou une maman trop charmeuse. Allez savoir ! Une demoiselle libellule en corset rayé jaune et noir faisait la belle et m'accompagna sur une jolie distance ; je profitais alors de la brillance de son costume. Une sauterelle fit l'hélicoptère pour me prouver qu'elle était plus leste que moi. Ses cousins criquets préparaient les épreuves de saut en hauteur des prochains jeux olympiques. Quand aux cicadelles, eudémis et autres petites bêtes, ils profitaient de cette fraîche matinée pour un papotage dont le fond sonore de mon véhicule m'interdisait de profiter.Puis la chaleur augmentant, chacun repartit se cacher et je finis mon travail seule. A une autre fois ! En lire +

Papotage

DU BEAU MONDE ! Il y avait du beau monde ce matin dans les vignes. Pendant la réparation du pulvérisateur que j'avais maltraité lors de la dernière utilisation, l'ambiance était des plus sérieuse.Le temps était gris. Après trois semaines de très fortes chaleurs, nous espérions un orage mais il fallait faire vite. Soudain, un coup de vent a tiré le rideau qui cachait les montagnes. A cet instant, le spectacle fut époustouflant. Elles était là à deux pas, illuminées par le soleil avec des contrastes de couleurs mettant en exergue tous les accidents du relief. Les chevaux du coteau en face hennissaient. C'était grandiose. J'en profitais avec émotion. Puis, la journée repris son cours. A la vigne, le sol humide requérait toute ma concentration. Après quelques tours, je pu me concentrer sur l'observation des vignes tout en conduisant ; et je me rendis vite compte que je n y'était pas seule. L'ambiance était plutôt romantique, ce matin là. Quelques abeilles butinaient les fleurs retardataires.La famille papillon était au grand complet : piéride du choux, vulcain, petite tortue, bombyx du chêne, paon de jour et quelques autres de leurs cousins à qui je n'avais pas eu le plaisir d'être présentée. Deux d'entre eux d'ailleurs, s'occupaient à la multiplication de l'espèce et je les vis, fascinée, voler l'un soulevant l'autre. De nombreuses larves de coccinelles s'étiraient paresseusement sur les feuilles du bas bien étalées. Pendant une manœuvre, je vis tel un éclair au ras du sol, deux lézards se poursuivre en se mordant. Ça chauffait sec, il y avait sûrement de l'amour volage dans l'air : un papa lézard dissipé ou une maman trop charmeuse. Allez savoir ! Une demoiselle libellule en corset rayé jaune et noir faisait la belle et m'accompagna sur une jolie distance ; je profitais alors de la brillance de son costume. Une sauterelle fit l'hélicoptère pour me prouver qu'elle était plus leste que moi. Ses cousins criquets préparaient les épreuves de saut en hauteur des prochains jeux olympiques. Quand aux cicadelles, eudémis et autres petites bêtes, ils profitaient de cette fraîche matinée pour un papotage dont le fond sonore de mon véhicule m'interdisait de profiter.Puis la chaleur augmentant, chacun repartit se cacher et je finis mon travail seule. A une autre fois ! En lire +